Christophe Castaner se dit « premier défenseur » des forces de l’ordre

Sourcewww.laprovence.com


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Christophe Castaner a affirmé ce mardi qu’il était « essentiel pour (lui) d’être le premier défenseur » des forces de l’ordre « contre tous ceux qui les ont salies en les accusant d’être des milices, des barbares » et ont réclamé qu’elles soient « désarmées ». En butte depuis une semaine à la colère des policiers, le ministre de l’Intérieur a dit être « fier » des forces de l’ordre, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

« Nos forces de l’ordre accomplissent un travail exceptionnel dans des conditions difficiles, subissent des menaces, des répressions », a-t-il affirmé en rappelant l’assassinat d’un couple de fonctionnaires de la police, il y a quatre ans à Magnanville, par un homme se revendiquant de l’Etat islamique. « Il y a quatre ans, ils ont été assassinés parce que policiers », a insisté le ministre.

« Il est essentiel pour moi d’être leur premier défenseur, et j’en suis fier, contre tous ceux qui les ont salis en les accusant d’être des milices, des barbares » et ont demandé qu’ils soient « désarmés ». En réponse à la députée UDI, Sophie Auconie, Christophe Castaner a fait valoir qu’il avait « porté un budget d’action depuis trois ans d’un milliard de crédits supplémentaires mobilisé pour la sécurité intérieure ».

« Depuis 2017, 10 000 policiers et gendarmes ont été recrutés », a-t-il dit, en relevant aussi qu’il s’était attaqué au problème du « paiement des heures supplémentaires » des policiers « dont certaines étaient dues depuis 2007 ». Le ministre a jugé en outre « essentiel » la mise en place d’un « plan de globalisation des caméras piéton, nouvelle génération » pour les policiers.

Au député LR, Maxime Minot, qui lui reprochait de ne pas défendre la police, il s’est agacé : « Je n’ai jamais cessé de les défendre. Je n’accepte pas que l’on insinue que j’aurais pu abandonner à un quelconque moment nos forces de l’ordre, moi qui étais depuis 20 mois, chaque jour, chaque nuit à leurs côtés ».

« J’ai été chaque fois à leurs côtés, chaque fois qu’ils ont été blessés, insultés, stigmatisés », a conclu Christophe Castaner.

Article original publié sur www.laprovence.com

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