Déconfinement: « les Français ne sont pas des enfants », estime Ndiaye

Sourcefr.news.yahoo.com


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Paris (AFP) – « Les Français ne sont pas des enfants » et « nous pouvons leur faire confiance », a estimé dimanche la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, à la veille de l’entame du déconfinement, qui multiplie les interrogations sanitaires, notamment dans les transports et à l’école.

« La confiance n’exclut pas le contrôle, mais les Français ne sont pas des enfants, ils ont aussi la même volonté que n’importe qui de se protéger soi-même pour protéger les autres », a expliqué Mme Ndiaye sur BFMTV, alors que le gouvernement est accusé parfois d’infantiliser les Français dans cette crise.

« Je crois que nous pouvons faire confiance (aux Français) et ne pas être systématiquement dans l’infantilisation, des pères Fouettard », a-t-elle insisté.

Selon la porte-parole, « nous avons depuis plusieurs semaines, aux côtés du chef du gouvernement, Édouard Philippe, fait tout pour que ce déconfinement soit rendu possible à partir de (lundi), c’est une nouvelle étape qui s’ouvre ».

Alors que les écoles primaires doivent également rouvrir, avec des règles sanitaires qui risquent de virer au casse-tête et inquiètent élus locaux et parents, Sibeth Ndiaye a justifié que seule la moitié des enseignants devraient être présents dans les salles de classe la semaine prochaine.

« Nous avons souhaité protéger les enseignants au même titre que l’ensemble de la population française et les mêmes directives s’appliquent pour les enseignants que dans n’importe quel autre métier », a-t-elle indiqué, en faisant valoir « des gens qui sont vulnérables » ou « des gens qui vivent avec quelqu’un de vulnérable ».

A propos de la nouvelle stratégie de dépistage, Mme Ndiaye a en outre rappelé que 700.000 tests seraient disponibles par semaine.

Concernant l’application de traçage de contacts StopCovid, qui doit être opérationnelle le 2 juin, elle a estimé « que les Français nous sauront gré d’avoir pris le maximum de précautions pour que cette application réponde à la fois aux besoins sanitaires et (qu’elle) soit protectrice de nos données personnelles ».

La porte-parole du gouvernement a jugé « important qu’il puisse y avoir un débat public politique sur le sujet, que nous soyons certains qu’elle marche d’un point de vue technique et qu’elle réponde à toutes les questions de liberté publique ».

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